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Première séance de kiné : à quoi s'attendre ?

La première séance de kiné sert souvent à faire le point : motif, douleur, mobilité, antécédents, objectifs, examens déjà réalisés et contraintes du quotidien. Elle prépare le plan de soins autant qu'elle lance les premiers exercices.

Le bilan

Dans le cadre d'une prescription, le kinésithérapeute établit un bilan diagnostic kinésithérapique1. Il observe les limitations, discute des objectifs et construit le plan de soins. Ce bilan peut porter sur la douleur, l'amplitude, la force, l'équilibre, la respiration, les gestes professionnels ou les activités du quotidien. Ce n'est pas un simple questionnaire : il permet aussi d'adapter les exercices et de transmettre des informations au médecin si besoin.

Le praticien peut vous demander de marcher, de lever un bras, de vous pencher, de respirer, de monter sur une marche ou de montrer le geste qui pose problème.

Kinésithérapeute notant le bilan initial avec une table de soin en arrière-plan

Le bilan initial sert à relier les symptômes aux objectifs concrets du patient.

Le bilan peut aussi révéler qu'un avis médical complémentaire est nécessaire. Si un symptôme ne correspond pas au cadre attendu, le kinésithérapeute peut proposer une orientation médicale avant de poursuivre le suivi.

Ce qu'il faut apporter

Ordonnance, carte Vitale, mutuelle, comptes rendus opératoires, imageries, bilans médicaux, courrier du médecin, liste de traitements : tout ce qui décrit le contexte peut aider. Pour une douleur ancienne, notez ce qui déclenche, soulage ou aggrave les symptômes. Prévoyez une tenue qui permet de bouger et d'examiner la zone concernée ; pour une rééducation de membre inférieur, des chaussures adaptées peuvent être utiles.

Pour un retour de chirurgie, apportez les consignes d'appui, d'attelle, de cicatrice ou de mouvements interdits.

Il est aussi utile d'arriver avec un objectif personnel. "Avoir moins mal" est compréhensible, mais "remonter les escaliers", "reprendre la conduite", "porter mon enfant" ou "tenir une journée de travail" donne au praticien un repère plus concret.

Exercices et douleur

Une séance peut inclure mobilisation, exercices, éducation au mouvement, travail respiratoire, renforcement, étirements ou conseils d'activité. Une gêne peut apparaître, mais une douleur inhabituelle est à signaler. Le praticien peut expliquer ce qui est attendu et ce qui peut faire recontacter le médecin.

Exercice de mobilité réalisé sur tapis sous surveillance du kinésithérapeute

Les premiers exercices sont à adapter à la douleur et aux capacités du moment.

La douleur n'est pas toujours un signal d'arrêt absolu, mais elle mérite d'être interprétée. Une gêne musculaire, une appréhension ou une fatigue ne se gèrent pas comme une douleur vive, une perte de force ou un symptôme nouveau. C'est pour cela que le dialogue pendant la séance compte.

Après la séance

Le kinésithérapeute peut donner quelques exercices à refaire, une consigne d'activité ou un point à surveiller. Mieux vaut peu d'exercices bien compris qu'une longue liste impossible à tenir. Si une consigne n'est pas claire, demandez une démonstration ou une version écrite. Notez aussi la réaction dans les heures qui suivent : fatigue normale, douleur augmentée, meilleure mobilité, gêne inhabituelle.

Ces informations aideront à ajuster la séance suivante. La progression se construit rarement en ligne droite ; l'important est de garder un cap et de réévaluer régulièrement. Si un exercice est impossible à refaire seul, dites-le franchement : le programme gagne à rester compatible avec votre quotidien.

Kinésithérapie en pratique

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