Après un accouchement, la rééducation peut concerner le périnée, les abdominaux, les douleurs pelviennes ou le retour progressif à l'activité. Elle se décide selon les symptômes, l'examen postnatal et les besoins réels de la personne.
Ameli indique que des séances de rééducation périnéale et abdominale peuvent être proposées après l'accouchement pour des troubles fréquents, comme les fuites urinaires ou une gêne liée au périnée1. Elles ne sont pas nécessaires pour toutes les femmes, et le choix du professionnel dépend de la situation : symptômes présents, type d'accouchement, examen postnatal, cicatrisation, douleurs, fatigue.
La rééducation gagne à être présentée comme une réponse à une situation corporelle et fonctionnelle, plutôt que comme une obligation standardisée.
La sage-femme peut suivre la rééducation périnéale postnatale chez les femmes en bonne santé, selon son champ de compétence. Le kinésithérapeute peut intervenir pour la rééducation périnéale selon le cadre prévu et pour la rééducation abdominale. Le choix dépend aussi de l'accès aux professionnels, du motif principal et de la confiance établie. En cas de douleur, d'incontinence persistante, de sensation de pesanteur, de prolapsus, de cicatrice douloureuse ou de symptômes qui s'aggravent, un avis médical peut être nécessaire : ces signes méritent d'être discutés même s'ils sont fréquents après une naissance.
L'explication de la méthode et le consentement avant tout examen ou exercice intime font partie du cadre de soin. Si une technique met mal à l'aise, il est préférable d'en parler pour chercher une adaptation.
La reprise du sport ne se résume pas à une date. Fatigue, cicatrisation, allaitement, douleurs, sensation de pesanteur, fuites et tonus abdominal sont à prendre en compte. Le professionnel peut aider à retrouver des mouvements progressifs avant de reprendre une activité plus intense.
La reprise d'activité tient compte du périnée, des abdominaux et de la fatigue.
La rééducation abdominale post-partum ne consiste pas à faire des abdominaux classiques trop tôt. Elle vise plutôt à récupérer un contrôle progressif, à protéger le périnée, à gérer la respiration et à retrouver des gestes utiles : porter le bébé, se relever, marcher, reprendre le travail ou une activité sportive. Une reprise trop rapide peut augmenter les fuites, les douleurs ou la sensation de pesanteur ; à l'inverse, rester immobile par peur n'est pas toujours bénéfique.
L'enjeu est de trouver une progression adaptée.
Avant la première séance, notez les symptômes, les situations qui les déclenchent, le type d'accouchement, les douleurs, les cicatrices, les activités que vous souhaitez reprendre et les contraintes de garde ou d'allaitement. Ces informations aident à fixer des objectifs réalistes. Demandez aussi ce qui sera fait pendant les séances, ce qui peut être pratiqué à domicile et quels signes peuvent amener à recontacter le médecin, la sage-femme ou la maternité.
Une rééducation post-partum utile aide la personne à comprendre son corps, pas seulement à exécuter des exercices. Le rythme gagne à rester compatible avec la récupération, le sommeil et l'organisation familiale.
Consultez nos pages pratiques sur la kinésithérapie : choix du praticien, ordonnance, remboursement, première séance, lombalgie, rééducation et post-partum.